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11 novembre 2018

FEMME TOGOLAISE ET LA CARTE D'ÉLECTEUR GNASSINGBÉ

#TogoDebout pour #TogoEnAction

#CedeaoPourLePeuple


FEMME TOGOLAISE ET LA CARTE D'ÉLECTEUR GNASSINGBÉ


Être femme ne veut forcément pas qu'il faut être ignorante voir bête. Nos femmes, togolaises ne sont pas des idiotes. Dans une société en crise, souvent ce sont les femmes qui sifflent la fin de la recréation. La Femme togolaise s'est illustrée à travers plusieurs dates de l'histoire commune  comme  vaillante combattante. Là où les hommes ont eu peur de se faire arrêter, tuer, les femmes togolaises c'étaient levées pour dire non à l'oppresseur.

« Les femmes doivent se faire recenser à cause des emprunts qu’elles auraient perçu auprès des institutions financières privées et publiques. Les microfinances vont exiger la carte d'électeur avant toute opération d'emprunt ». Voilà en 2018, le drôle d’argument digne de personnes restreints d’esprit dont se sert le système pour amener les femmes à se faire recenser. Nous ne l’avons et n'allons pas l’accepter.

















Les hommes émasculés ont cautionné ce ridicule message et ont poussé les femmes à aller faire le recensement Gnassingbé pour avoir le salut de ce même système qui s’assure que le peuple demeure dans la misère. Et sans honte, nous répétons cette sottise pour justifier l'acte du suicide collectif de certaines de nos Femmes. 

#Mytronunya dans ce pays !

Malheureusement ce sont, ceux qui ont eu au moins un baccalauréat, un diplôme universitaire qui justifient la bêtise par ces arguments vides de sens.

Les institutions financière du pays (gérées en majorité par les barons du système) font-elles des faveurs en empruntant de l'argent aux femmes ?
De quoi vivent ces banques et microfinances ?
D’où viennent les salaires des agents des microfinances, et banques ?

L'argent des bonnes femmes qui à longueur de journée se battent pour construire un avenir meilleur pour la famille et le pays est la marchandise des microfinances et banques. Ces institutions vendent l'argent par des emprunts et s'enrichissent grâce aux intérêts perçus. Un basique système capitaliste circulaire que le togolais devrait facilement comprendre.

A chaque emprunt, nous payons aux banques et microfinances, des intérêts durant le remboursement. Ce qui veut dire qu'une banque ou  microfinance qui refusera d'emprunter de l'argent à ses clientes fidèles pour cause de carte d'électeur Gnassingbé court un grand risque. Elle perdra d'énorme revenu car les intérêts que paient les clients en retour des emprunts, représentent leur revenu.
Aucune institution financière au Togo ne peut refuser des emprunts aux femmes pour cause de carte d'électeur Gnassingbé.
Si les agents de certaines institutions se lancent dans cette voie, ils vont simplement amener leur banque, microfinance à la faillite. Et leur emploi sera menacé. Quand la banque ne gagnera plus les intérêts sur prêt, elle ne pourra plus fonctionner à plein régime. De l’a commencera le déclin de l’institution qui s’annoncera par des licenciements des agents financiers.

Un refus catégorique d'emprunt aux femmes à cause de la carte verte du salut Gnassingbé va plus nuire aux agents financiers et aux institutions qu'aux femmes.

La plus grande partie des bénéfices des institutions financières dans nos pays du sud viennent de l'informel. Ce sont les activités souvent commerciales de nos femmes qui permettent  à ces institutions de continuer par exister. Les banques exploitent plus nos Femmes pour s'enrichir. Les femmes commerçantes sont une matière première pour le système bancaire. Ce n'est pas du tout un jeu de faveur. Les banques font un véritable business lucratif à travers les prêts aux femmes.

Une enquête sur le système de prêts aux femmes togolaises auprès des institutions financières nous révélera les injustices graves dans ce secteur. Et là nous allons voir comment ces institutions exploitent abusivement nos femmes à travers leur prêt sauveur.

Nous les diplômés togolais, nous faisons la honte de ce pays. Nous avons appris le système colonial à l'école mais nous sommes incapables de déceler les formes du néo-colonialisme dans notre vie quotidienne. Nous devons aider nos Femmes à se rendre compte de leur pouvoir. Nous devons les amener à se constituer en un groupe organisé pour être protéger des abus des institutions financières.
Ce discours : ‘‘sans la carte d'électeur Gnassingbé, les femmes ne peuvent pas emprunter de l'argent’’, c'est de l'instrumentalisation de la conscience des femmes pour des gains politiques.

Même l'état profite de  l'activité commerciale des femmes à travers des taxes et impôts. Et ce sont ces taxes et impôts qui lui permettent de mener ses activités.
C'est archi-faux qu'une institution financière  va  refuser les emprunts aux femmes pour cause de carte d'électeur Gnassingbé. En le faisant, la banque ou la microfinance sera en faillite, les agents seront licenciés, l'État n'aura plus les impôts et les taxes des femmes du marché.

Les combattants de la liberté, nous devons descendre dans les marchés pour plus de sensibilisation Citoyenne. Nous devons amener les femmes à comprendre le système financier. Elles doivent savoir que dans un tel système, ce sont elles, les femmes qui jouent un rôle important. Beaucoup de femmes ont perdu leur bien à cause de la cupidité des banques en complicité avec certains hommes de loi.

Il est primordial que nous amenions les femmes à se constituer en groupe organisé pour un contrôle efficace du système d'emprunt et surtout pour ne plus être victime du mensonge politique des criminels récidivistes (qui sont devenus des caisses de résonance de ce faux discours d'emprunt lié à la carte d'électeur Gnassingbé).

Le changement est inéluctable et c'est maintenant !

Fovi Katakou (b-a-b-a, RAL)

Nature-Homme-Société

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