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05 mai 2019

La jeunesse togolaise se parle. #1

#Milawoe
#PasDe4Mandat

''Transcription d'une partie de l'une des fréquentes discussions des jeunes togolais, au parlement de la jeunesse.''

Tinus : Bonjour mes frères et sœurs. Vous allez bien (à la togolaise), j'espère. J'ai cru comprendre que nous sommes encore ici, au parlement de la jeunesse pour discuter comme d'habitude de la situation de notre Jeunesse-Togolaise, des problèmes du pays et bien sûr comment sortir de cette crise socio-politique et économique qui dure depuis je ne sais combien d'année, puisque je suis né dedans et de toute ma vie, je n'ai encore vu aucun changement.

Il m'arrive de dire que nos parents ont échoué dans cette lutte, mais tant qu'ils sont en vie et souhaitent avoir des petits-enfants venant de nous, ils devront retrousser les manches et continuer la lutte, cette fois-ci avec la stratégie que la nouvelle génération propose, car s'il y a une chose qui terrorise, nous les jeunes togolais aujourd'hui, c'est de mettre au monde nos progénitures, nos enfants, dans cet environnement qui n'est pas du tout favorable à la liberté et la joie de vivre. Nous le savons tous, la stratégie de nos ainés n'avait fait que renforcer l'oppresseur et aujourd'hui, voilà où nous en sommes.

Bien attendu, quand un être humain normal, ambitieux, assoiffé de liberté et de joie de vivre nait, grandit et demeure dans un environnement dictatorial, peu importe son pacifisme, il fini par laisser l'animal qu'il a en lui, prendre le dessus, en développant la détermination, la rage, la colère et surtout malgré lui, la violence pour finalement acquérir sa liberté si nécessaire au prix de sa vie.

Aujourd'hui en 2019, nous en sommes à 59 ans de soit disant indépendance et de règne du système sanguinaire, dictatorial et cinquantenaire du clan Gnassinbgé.

Le système RPT-UNIR ayant plus de 50 ans d'expérience dictatoriale à son actif est à son apogée, mais il ne pourra être combattu au bout de quelques jeux de mots, sans action à l'appui. Ce système doit être combattu au bout de roulette-russe suivi de stratégies de d'échec et mat.

Ma solution a moi, celle à laquelle je pensais depuis des années, j'ai fini par la trouvé à travers les écrits de notre frère et combattant de la liberté, Fovi Katakou. J'analysais des solutions sans pouvoir me spécifier sur l'essentiel, mais maintenant j'y suis, grâce aux articles de notre frère, précisément son article sur le Blog Jeunesse-Togolaise titré Message à la jeunesse togolaise #1
Cette solution n'est bien sûr pas entièrement de moi, mais elle vient de la synchronisation d'idées entre nous jeunes conscients qui veulent la liberté de notre peuple. Je pense en avoir assez dit. Plus d'actions sur le terrain déterminera l’efficacité ou pas des idées et solutions que nous avançons pour libérer le peuple des mains de l'oppresseur-dictateur. Allons lire cet article et bien d'autres, mais d'abord, la parole est à vous, quelles idées, solutions proposez-vous? Le débat est ouvert...

Kodjo : Les partis politiques doivent repenser autrement la lutte.

Kouma :  Pourquoi c'est  seulement aux partis politiques  de repenser autrement la lutte ? Nous (citoyens) aussi, pouvons repenser autrement la lutte et agir.
 La dictature est d'abord une question mentale. Et nous la subissons tous.

Trop longtemps, nous nous sommes mis en situation d'acteurs passifs et nous pensons que ce sont les autres c'est a dire certaines personnes (les partis politiques de la liberté)  qui doivent réfléchir et agir pour nous libérer.

Quand on arrive à la situation comme la nôtre. La liberté dépend plus de la minorité active, jeunes éclairés, que des partis politiques. Chaque togolais qui pense qu'il faut une nouvelle chose au Togo, doit s'approprier lui-même la lutte.

Il doit travailler sur lui même pour s'émanciper de la culture, logique et philosophie du RPT-UNIR premièrement. Ensuite devenir un acteur du changement dans sa maison, son quartier, village, dans sa zone d'influence.

Son travail consistera à libérer les esprits de l'emprise du conditionnement cinquantenaire.

 Nous devons donc nous  faire comprendre, et faire comprendre à l'autre que la lutte pour un Togo nouveau n'est pas une affaire entre les partis politiques et le clan Gnassingbé. Et qu'il faut lutter pour un parti politique ou un leader avant de se dire, combattant de la liberté pour un Togo nouveau. 

Si on lutte pour un Togo nouveau, on ne lutte pas pour une personne, ni pour un parti politique. On lutte pour soi-même et pour sa génération future.

Si on n'a pas de résultats, la première personne à accuser, c'est soi-même et jamais l'autre. L'opprimé togolais doit donc sortir de sa boucle de victimisation pour la responsabilité Citoyenne.

Kodjo : C'est vrai , mais le contexte  togolais est compliqué. Il y a un mais... 

Kouma : Où se trouve ce fameux le mais ?
Ce mais, c'est exactement le facteur à corriger et c'est à nous de travailler là-dessus. Nous ne devons plus attendre un miracle des partis politiques, d'un leader, de la CEDEAO ou d'éventuelles bonnes volontés empoisonnées venant de l'occident.

Nous devons simplement croire en nous, oser et construire notre avenir.

Kodjo : Au Togo c'est compliqué. On tire des balles réelles sur les manifestants qui ne sont autres que le peuple, la jeunesse qui est censé être la relève de demain.

Kouma :  Rien n'est compliqué. C'est l'esprit humain qui perçoit ainsi.

Ce qui retarde la lutte,c'est que la minorité active s'accroche trop à son petit confort et laisse les politiques agir seul.

Kodjo : Où veux-tu en venir ? je ne te suis pas encore.

Kouma : Agissons en acceptant de perdre au moins un doigt pour le Togo nouveau.

 Nous pouvons dans la rigueur et discipline retourner leur violence contre eux.

Le système nous livre une guerre. Nous devons simplement avoir l'esprit de guerrier. Et nous devons savoir que dans une guerre ce n'est pas les armes, le principal atout pour la victoire, mais plutôt le moral, courage et audace des combattants.
Combien de citoyens déterminés qui acceptent de mourir sans réagir, dans un mouvement de foule, Gnassingbé Faure pourra tuer avant d'être obligé de partir ?

L'étudiante soudanaise disait : « Ce ne sont pas les balles qui tuent. C'est le silence des gens qui tue ».
Les soudanais disaient : « La liberté ce n'est pas une statue. C'est le sang, la vie ».

Ce système est déjà à terre. C'est à nous de nous discipliner, de croire en ce que nous faisons et en nous même.

Kodjo : Cette lutte a débuté depuis 1990...

Kouma :  Combien de tentatives avant la fin de :
  • l'esclavage ?
  • colonisation ?
  • apartheid ?
Quelle lutte les français n'ont pas fait pour leur dignité ?
Mais aujourd'hui les gilets jaunes sont encore dans la rue pour la dignité humaine.

La durée de vie de l'oppression dépend des opprimés.
 C'est le silence et l'inaction des opprimés qui renforcent une dictature.

 Une lutte pour déconstruire, déstructurer une dictature, est un travail continu. 

Mais au  Togo on lutte pour 6 mois, 2ans, 3ans et après on prend bagages et âme pour aller rejoindre l'oppresseur et faire pire que lui. Ce comportement, nous l'observons chez les militants, citoyens et leaders.

Nous devons nous-même togolais, nous émanciper de la culture de la lutte saisonnière.

Chacun de nous doit s'approprier cette lutte avec une culture citoyenne et patriotique. Elle doit devenir notre champ car nous sommes des copropriétaires du Togo. 

Nous sommes une génération de résultats. La victoire est nôtre maintenant !

Fovi Katakou ( b-a-b-a , RAL )

Nature-Homme-Société

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