Si nous voulons avoir effectivement un changement dans nos sociétés africaines, nous devons systématiquement arrêter de jouer aux beaux parleurs avec de beaux discours de reconstruction sociale sans avoir de meilleures idées en pré-requis ni aucune meilleure action encours sur le terrain.
« L'AFRIQUE a besoin d'une nouvelle classe politique » , telle est la phrase que nous écoutons en boucle sur les média .
Ceux qui récitent cette phrase savent-ils de quoi ils parlent ?
Si nous rentrons dans leur famille, école, église, association, entreprise... la classe dirigeante de leurs différentes structures et institutions est-elle mieux que la classe politique ?
Une nouvelle classe politique se décrète ou apparaît-elle en un clin-d’œil?
Comment pouvons nous avoir une nouvelle classe politique en Afrique ?
Sera t-elle une œuvre mystique ou de chance d'avoir une classe politique africaine soucieuse des besoins du peuple ?
L'individu d'aujourd'hui est le fruit des structures et institutions (famille, école, église, club sportif, association, entreprise, les médias ...) de son pays. Et donc la classe politique d'aujourd'hui en est le fruit de ces dernières.
Si aujourd'hui, nous n'avons qu'une classe politique qui détruit la société pour leur propre intérêt, alors nous devons savoir que les différentes structures et institutions de socialisation ont failli à leur rôle. Et pour avoir une nouvelle classe politique, nous devons connaître et comprendre la logique, philosophie, la spiritualité et culture des agents de socialisation qui ont produit celle d'aujourd'hui.
En attendant l'accès au royaume politique pour des changements en profondeur, tous ceux qui désirent réellement une nouvelle classe politique en Afrique doivent pouvoir créer des structures et institutions parallèles. Avant la mise en place de ces structures et institutions, les architectes de l'Afrique nouvelle doivent avoir une idée sur le prototype de la classe dirigeante politique, de l'élite de demain.
A base de ce prototype, des modèles spirituels, économiques, éducatifs , culturel seront élaborés. Et ces cellules parallèles vont se charger de socialiser les jeunes par ses valeurs et principes nouveaux.
Les architectes doivent se violenter eux-mêmes pour être au moins un exemple lors de ce processus de construction de l'Homme nouveau africain.
Nous devons faire comprendre à tous les africains que l'enjeu de notre société d'aujourd'hui n'est plus une réussite individuelle pour des titres et honneurs. Mais la mise en place d'une organisation sociale qui va permettre à tous les enfants d'Afrique de développer ses potentiels humains et de transformer son milieu de vie pour le bien être de tous.
Une organisation sociale qui élimine au maximum les obstacles, les facteurs qui provoquent le meurtre multi-quotidien des talents et génies de demain.
Une organisation sociale qui anticipe la fuite des talents et génies africains par manque de moyens; pour l'Europe, l'Amérique et l'Asie.
Une organisation sociale où la richesse est l'Homme.
Une nouvelle classe politique nécessite l'investissement dans l'humain.
Nous sommes une génération de résultats. La victoire est nôtre maintenant !
J'adhère à cette vision
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