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11 mai 2020

Nul n'est à l'abri

#Milawoe
#LeChangementCestMaintenant!

Une dictature qui dure, avec le temps en arrive à un niveau si critique qu'elle se renouvelle grâce au sang de ses propres fils. #JusticePourMadjoulba. 


À qui le tour ?

Avec le temps, une dictature devient un monstre qui a besoin du sang de ses propres enfants pour survivre. Le sang des opprimés ne suffit plus pour le monstre pour avoir de l'énergie nécessaire à sa  survie.
Au début, le système procède par des arrestations, des disgrâces. C'est l'exemple de Bodjona, Kpatcha, Agba Bertin, Tidjani et d'autres officiers de l'armée arrêtés dans l'affaire du cinéma du coup d'État.

A la suite des manifestations populaires et massives du 19 Août 2017 qui a d'une manière supplémentaire levé le rideau sur le système dictatorial du Togo, plusieurs soldats furent assassinés. Assassinat qui fut masqué par une forme de suicide par pendaison...

Pourtant, tout ceci n'éveille en rien la conscience des autres serviteurs qui croient toujours qu'aussi dévoués qu'ils sont, peu importe la situation, eux, le monstre les épargnera. Tous les frères tués, neutralisés, arrêtés, poussés en exile, c'est à cause de leurs propres fautes: se disent-t'ils.
Le monstre trouve une histoire parfaite pour se dédouaner de ces éliminations ou neutralisation. Et il construit une histoire parfaite pour la conscience des frères soldats afin qu'ils  continuent par le servir sans craindre que demain, ce sera leur tour. 

Avec la mobilisation du 19 Août 2017 le féticheur ou sacrificateur du monstre s'est promené dans les camps militaires pour avoir vos soutiens. Comme toujours , vous vous êtes mis au service pour le sauver une fois encore. Qui aurait cru que le monstre viendra manger dans un camp juste après le cinéma d'investiture d'un quatrième mandat de trop ?

La dictature est devenue une bête incontrôlable très dangereuse pour tous sans distinction aucune.

Quand nous scandons #JusticePourTous et #RespectAuxDroitsDeLhomme c'est  pour vous préserver de ces morts tragiques, arrestations arbitraires et des exils forcés.
Dans une dictature, personne n'est à l'abri. Même le sacrificateur lui-même est en danger. 

L'énergie qu'il faut pour conserver une vieille dictature est trop énorme et en demande toujours plus que la veille.

Pour le soldat Madjoulba, nos frères soldats doivent s'approprier maintenant de l'esprit de l'article 21 de la constitution togolaise, même toilettée.

« Art. 21 - La personne humaine est sacrée et inviolable.
 Nul ne peut être soumis à la torture ou à d'autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.
 Nul ne peut se soustraire à la peine encourue du fait de ces violations en invoquant l'ordre d'un supérieur ou d'une autorité publique.
 Tout individu tout agent de l'État coupable de tels actes soit de sa propre initiative soit sur instruction, sera puni conformément à la loi.
 Tout individu, tout agent de l'État est délié du devoir d'obéissance lorsque l'ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respect des Droits de l'Homme et des libertés publiques. »

Dans un environnement socio-politico-economique où la justice est selon l'humeur du sacrificateur  du monstre  ; nous assistons à un refus délibéré d'utilisation de la raison et nous avons l'amour pour des explications de forme inférieure ; ce sont la prison, la mort et l'exil qui guettent tout le monde sans exception aucune.

Le monstre ne connaît pas un fils, ni  un serviteur loyal ni un ami.
Le sacrifice des fils, amis, serviteurs est une arme puissante dont le but est de renforcer l'obéissance et la peur.

La seule sécurité pour nous tous et même celle du sacrificateur c'est d'abattre la dictature.

Vas tu attendre que la main du monstre tombe sur toi ?

C'est l'heure pour nous tous d'oser inventer l'avenir du Togo.

Nous sommes une génération de résultats. La victoire est nôtre, maintenant!

Fovi Katakou ( b-a-b-a , RAL )

Nature-Homme-Société

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