#LeChangementCestMaintenant!
Dans ce monde, ici bas, toute chose a toujours une fin. C'est l'un des adages les plus connus de la sagesse africaine, qui enseigne et amène la jeunesse à atteindre l'humilité qui précède cette sagesse.
De nos jours, l'humanité évolue, les peuples, les cultures et les mentalités avec. Nous nous rendons compte que certes, toute chose a une fin. Surtout dans notre cas qui est celui d'une oppression dictatoriale, mais avant cette fin, l'oppresseur fait tellement de victimes que même son déclin ne suffira pas à dédommager. Des pressions à l'exile, des arrestations arbitraires, des emprisonnements, des bastonnades, tortures et meurtres. Des familles, peuples, brisés pour toujours et la colère, violence, ethnicisme qui en découlent...
La question après cette petite analyse est de savoir si nous devons rester assis, continuer à subir l'oppression, et prier, attendre que la fin évidente de cette dernière arrive quand bon lui semblera?
Évidemment que non! La vie est trop courte pour se laisser opprimer, sans rien faire et attendre la fin. Cette fin qui malheureusement dure plus que nous l'avons imaginer. Plus de 50 ans de dictature, pratiquement deux générations, des Hommes sont nés, ont vécus et son morts sous un même régime d'oppression dictatoriale.
Bien-sûr, la seconde et actuelle question est de savoir, comment? que faire? quelle action poser? quel discours tenir? quelle stratégie définir et exécuter?
La dictature n'est pas un simple surnom, ni un concept. C'est un virus qui s'adapte à tout pour pouvoir survivre le plus longtemps possible. Il s'adapte aux climats, aux mentalités, à l'histoire, à l'actualité, aux forces et faiblesses des autres dictatures ainsi que du peuple qu'il opprime. La nôtre qui a plus de 50 ans à son actif en a appris bien des choses et s'y adapte, mais croyez-moi, elle n'est pas invincible.
Nous, le peuple, la minorité éveillé et consciente avons déjà essayé bien des stratégies qui ont fonctionné dans le passé. Des stratégies de Gandhi, en passant par celles de Martin Luther King, pour ne citer que ceux-ci... mais la lutte tarde toujours à aboutir à la libération du peuple.
Qu'est-ce qui n'a donc pas marché? Retournons à la seconde et actuelle question. A partir de là, nous pouvons relancer les analyses et redéfinir les meilleurs et définitives stratégies pour en finir avec cette dictature qui malgré sa fragilité continue à survivre et à faire des victimes.
La seconde et actuelle question est de savoir, comment? que faire?
quelle action poser? quel discours tenir? quelle stratégie définir et
exécuter?
Avons-nous besoin des mêmes armes que l'oppresseur pour provoquer la victoire, maintenant?
Quelque soit la force de l'adversaire, nous n'avons pas besoin d'avoir les mêmes moyens que lui avant de le vaincre. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui le clan Gnassingbé a les armes et l'argent du pays à sa disposition que nous devons chercher ces mêmes moyens avant d'oser provoquer la victoire.
David, en allant combattre Goliath n'a pas cherché à avoir les mêmes armements et force physique équitable. David avait même refusé les armures de Saül et a simplement compté sur sa propre arme, sa foi, son expérience, sa propre stratégie et sa détermination. Les Vietnamiens dans la guerre qui les opposaient aux américains n'ont pas cherché d'abord à avoir la même logistique de guerre que leur adversaire. Mais ils ont infligé aux américains une défaite.
Dans l'art de la guerre, pour gagner, on ne combat pas sur le terrain de l'adversaire. On l'amène à venir combattre sur un terrain qu'il ne maîtrise pas. Le nôtre!
La dictature qui sévit au Togo utilise les méthodes suivantes :
1- La division, diversion, mensonge.
Les combattants de la liberté doivent étudier et comprendre comment fonctionne cette carte. Ils doivent identifier les phrases ou groupes de mots populaire qui nourrissent cette arme de l'oppresseur.
2- L'achat de conscience.
Les vrais combattants de la liberté doivent étudier les profils, psychologie et motivations des vendus (les faux combattants de la liberté et citoyens qui se sont fait corrompre acheter par le système). Ils doivent travailler à empêcher ces achats répétitifs.
La dictature se renouvelle et se renforce par les ressources humaines. Le monstre récupère et neutralise les ressources humaines disponible pour la lutte de libération.
La dictature togolaise dure encore à cause de notre psychologie de lutte saisonnière. Après quelques jours, mois, années de lutte au côté du peuple, du citoyen au leader, nous voilà maintenant dans le camp du monstre avec un zèle inimaginable.
3- L'instrumentalisation de notre colère, impatience pour détourner notre attention du sacrificateur et de renforcer la division dans les rangs des combattants de la liberté.
4- Le lancement de fausses rumeurs.
4- Les arrestations, tortures et meurtres.
5- La distribution d'argent aux diplomates étrangers et aux partis politiques des pays limitrophes.
6- La misère.
Tous les combattants de la liberté doivent analyser et comprendre comment fonctionne l'arme de misère du monstre. Ils doivent travailler à la désintégration de celle-ci.
7- La transformation des artistes en des griots modernes à travers leur production artistique qui nourrissent l'abrutissement de la masse ou du culte de la personnalité du BIG BROTHER.
8- La pollution des valeurs et principes des structures et institutions de socialisation de l'Homme où elles se réduisent à un rôle de fabrication des « AIDANTS EXPLOITANTS » pour servir les objectifs du système.
Si nous connaissons le mode de fonctionnement du monstre, c'est-à-dire nous arrivons à déceler sa culture, psychologie et objectifs, nous pouvons nous aussi utiliser tous les faits quotidiens et passés pour désintégrer maintenant, la dictature et tout cela, dans la non-violence.
L'histoire d'une dictature est une arme simple et efficace pour accélérer sa propre désintégration totale. Une dictature porte toujours en elle, les germes de sa propre destruction.
Pour pouvoir utiliser les faits présents et passés pour provoquer la victoire maintenant, il est un devoir alors pour les combattants de la liberté d'amener le monstre sur le champ de la psychologie et de la culture de libération.
Exemple d'études de faits :
1- Comment le #Covid19 peut devenir une arme pour une libération collective sans exception aucune?
2- Comment pouvons nous utiliser #JusticePourMadjoulba pour faciliter la semence de l'article 21 de la constitution togolaise dans l'âme de tous nos frères soldats ?
Ou en quoi #JusticePourMadjoulba peut aider les frères soldats à comprendre le danger de la dictature pour eux-mêmes ?
3- Comment allons-nous agir pour faire de la conduite de taxis, bus une arme de résistance ?
4- En quoi les conducteurs de taxis-motos (Zedmen) constituent une force de résistance ? Et comment pouvons nous les organiser ?
3- Comment allons-nous agir pour faire de la conduite de taxis, bus une arme de résistance ?
4- En quoi les conducteurs de taxis-motos (Zedmen) constituent une force de résistance ? Et comment pouvons nous les organiser ?
La force d'une dictature, c'est le silence, l'indifférence, le laisser faire, l'inaction des opprimés et des Homme du bien.
Nous sommes une génération de résultats. La victoire est nôtre maintenant!

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